Dans le Triangle d’Or, un après-midi chez les Ann

Il est 6h30 lorsque le réveil sonne. Dehors, le froid mordant est toujours là, ralentissant toujours un peu plus la vie dans ces montagnes de l’Etat Shan. Il faut dire que depuis plusieurs jours déjà, l’Asie et la région sont balayées par une énorme masse d’air froid provenant de Sibérie et cela va durer encore un peu. Pas de chance non plus côté confort, l’eau chaude n’est pas non plus au rendez-vous et la toilette est rapide. Le petit déjeuner est revigorant, un oeuf au plat, des bananes, des toasts et un café qui, loin d’être LA spécialité du Myanmar, a au moins le mérite de réchauffer les mains et le corps.
8h00 à la montre, Tun, notre guide, vient nous chercher. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre des Ann (aussi appelés Eng), une minorité ethnique du Myanmar qui vit uniquement dans la région de Kengtung, quelque part dans les montagnes du Triangle d’Or. Le sourire aux lèvres, motivées mais encore un peu engourdies par le froid, nous partons au marché faire quelques emplettes avant de prendre la route.
Les étals du marché de Kengtung sont beaux et bien remplis. Ici, les couleurs se mélangent et les odeurs aussi. Il y a cette effluve, très forte, de ces poissons en train de sécher et celle qui pique le nez, de ceux qui fermentent. Une fragrance typique du Myanmar, qu’on retrouve partout dans le pays, dans chaque marché. Au détour d’un étal, une odeur sucrée vient chatouiller les narines, celle du thé au lait sucré dont les birmans raffolent (et moi aussi). On trouve aussi beaucoup d’épices comme le clou de girofle, l’anis étoilée, le poivre et des feuilles de thé provenant de la région. Le thé de l’Etat Shan, très réputé pour sa qualité, est d’ailleurs exporté à travers tout le pays. Et puis il y a ces sourires, partout, sur chaque visage et sous chaque bonnet, derrière chaque écharpe et sous chaque pompon de laine. De beaux sourires francs et généreux, qui réchauffent le coeur malgré ce froid toujours aussi mordant. Tun connait le marché par coeur, chaque étal, chaque allée, chaque recoin. Nous le suivons pas à pas. Sur ses conseils, nous achetons une bonne vingtaine de chaussettes, des médicaments, des pansements, du savon, du shampoing et des biscuits secs que nous ramènerons dans le village dans lequel nous irons cet après-midi. Nous achetons aussi des bouteilles d’eau et des nouilles aux cacahuètes bien emballées dans leurs petits sachets de plastique, les repas de ce midi.

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Nous retrouvons U Paolu, notre chauffeur pour les 3 jours à venir. Lui aussi a le sourire aux lèvres, c’est un vrai coeur tendre et il est plein d’humour. Le minibus démarre, nous prenons la route en direction du petit village de Pin Tauk. En chemin, impossible de ne pas s’arrêter pour admirer les superbes rizières qui bordent la route. Le soleil peine à se montrer mais les nuages gris n’arrivent pas à faire pâlir le vert fluo des plantations. Là-bas, au fond, la brume fond sur les montagnes Shan. C’est la saison des récoltes et on s’affaire dans les rizières pour ramasser les plants de riz.
Au Myanmar, il existe 3 méthodes de riziculture :
– La méthode pluviale. En cultivant le riz de cette manière, méthode qui dépend de la météo et qui accroît l’érosion des sols, il n’est possible de récolter du riz qu’une seule fois par an. Les paysans brûlent les terres (culture sur brûlis) puis ils la labourent et sèment le riz juste avant la saison des pluies. Le riz est récolté une fois la mousson passée.
– La riziculture irriguée (système de riziculture utilisé ici dans les rizières des plaines de Kengtung). C’est la méthode de culture qui offre le plus de résultats puisqu’il est possible de récolter du riz jusqu’à 3 fois par an. Sur un sol plat, un système de digues et de petits canaux est mis en place pour irriguer au mieux les différentes parcelles du champ et les plants de riz. Dans les zones montagneuses, les paysans mettent en place un ingénieux système de rizières en terrasse, une méthode qui permet de lutter contre l’érosion des sols et les glissements de terrain.
– La méthode inondée. Ce système de riziculture, au rendement aléatoire, est utilisé lorsqu’il n’y a aucun moyen de maîtriser l’eau et de mettre en place un système d’irrigation. Les rizières et leur alimentation en eau dépendent donc de la montée des eaux de la rivière avoisinante ou des pluies.

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Nous reprenons la route et atteignons finalement le petit village de Pin Tauk. U Paolu gare le minibus et Tun nous annonce que nous allons pouvoir commencer la marche jusqu’au village Ann. A peine le pied posé en dehors du véhicule qu’un petit groupe de femmes appartenant à l’ethnie Akha nous abordent déjà. Elles vendent bracelets, colliers, coiffes, jambières colorées et tissages Akha plus ou moins traditionnels au peu de touristes de passage dans la région. Toutes arborent la coiffe traditionnelle Akha, avec ces grosses pièces de monnaie, ces billes d’argent et ces colliers de perles. Elles portent également l’habit traditionnel couleur indigo. Ces petites vendeuses hautes comme trois pommes, le sourire aux lèvres, qui voudraient nous voir repartir avec toutes leurs marchandises, sont redoutables ! Me voilà avec un bracelet Akha autour du poignet… Autour de nous il y a un petit groupe d’enfants qui jouent et rient de bon coeur. Je ne résiste pas à sortir l’appareil photo et le polaroid pour immortaliser cette petite bande de Bad Boys aux bonnets colorés qui ont tous la goutte au nez. L’une des vendeuses Akha vient vers moi et me fait comprendre que 2 de ces petits chenapans sont ses garçons. Je lui propose de lui offrir une photo de famille, elle accepte volontiers et tous posent solennellement devant l’objectif du polaroid.

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Délestées de quelques polaroids et avec de nouveaux bracelets aux poignets, nous quittons le petit groupe de femmes Akha et les enfants rieurs. Nous voilà partis sur les chemins encore boueux, la faute à la pluie tombée durant la nuit. Tun, qui connait les environs comme sa poche, ouvre la voie et nous marchons dans ses pas. Au pied de la montagne, il s’arrête dans l’une des dernières maisons du village et une femme Akha nous invite alors à venir la rejoindre à l’étage. Ici, les maisons sont construites sur pilotis et avant de grimper à l’intérieur, nous devons nous déchausser et laisser nos chaussures pleines de boue au pied de l’échelle qui mène à l’étage. Sur la grande terrasse couverte, nous sommes accueillis avec des bananes, des cacahuètes et un thé bien chaud qui brûle les lèvres. La conversation s’oriente presque immédiatement sur la météo et sur les températures glaciales qui s’abattent sur la région depuis quelques jours. Notre hôte, qui porte en écharpe son dernier-né, nous propose de nous faire visiter sa maison. C’est une grande pièce, sombre, avec un espace cuisine tout au fond. Des petites flammes réchauffent une bouilloire en aluminium posée sur le feu. Les maïs sèchent la tête en bas, pendus sur les poutres de la charpente. En ressortant de la maison, nous ne remarquons qu’au dernier moment la petite silhouette bien emmitouflée sous les couvertures. C’est le fils de notre hôte. Malade, le jeune garçon âgé d’une dizaine d’années reste bien au chaud. Pas d’école pour lui aujourd’hui. Avant de repartir pour le village Ann, nous donnons médicaments, pansements, chaussettes et savons à cette petite famille.

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Sur le chemin qui mène au village Ann, d’autres femmes de l’ethnie Akha ont installé des stands. Des pochettes pour smartphones, sacs et sacoches, petits bonnets pour bébés et des tissus brodés pendent sur les installations branlantes faites de bambous. Mais ce ne sont pas ces quelques objets qui retiennent notre attention mais une petite bouille trop mignonne ! Bien installé dans le dos de sa maman, un petit bout affublé d’un bonnet brodé coloré attire tous les regards.

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Les chaussures glissent sur cette boue argileuse rougeâtre bien humide. Pour éviter une glissade malheureuse, nous marchons prudemment dans les pas de Tun, qui lui, file comme le vent d’un pas léger. Le long du chemin, de fiers bambous s’élancent toujours plus haut à l’assaut du ciel et de la lumière. Après une bonne heure et demie de marche, nous apercevons le petit village des Ann, là-haut, accroché à flanc de montagne. En nous voyant arriver, une petite dizaine d’enfants vient joyeusement à notre rencontre, ils sont, pour la plupart, peu couverts malgré les températures très froides. Peu habituées à cette météo exceptionnelle, les familles, très pauvres, ne disposent pas des vêtements chauds nécessaires pour lutter contre le froid. Les enfants sont quasiment tous pieds nus, les plus petits ne portent pas de pantalons. Tous ont la goutte au nez mais tous arborent un immense sourire. Rieurs et farceurs, ils se pressent autour de nous. Il y a aussi un tout petit pantin désarticulé, un nouveau-né d’à peine quelques jours qui, installé en écharpe dans le dos d’un enfant d’environ 6 ans, dort à poings fermés. Il y a aussi des jeunes femmes qui nous rejoignent, toutes portent l’habit traditionnel Ann couleur indigo et voudraient bien nous vendre quelques bracelets en aluminium.

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Tun nous invite a pénétrer un peu plus dans le village. Il y a des cochons qui gambadent tranquillement dans les allées boueuses du village. On les entend venir avec leurs grognements si caractéristiques. Les petits porcelets restent près de leurs mères et ceux qui traînent un peu sont si surpris de nous voir arriver qu’ils détalent à toute vitesse dans les jupes de leurs mères. Il y a aussi les cui-cui des petits poussins qui piaillent et qui suivent bien sagement les poules. Je suis surprise de voir autant de petits chiots qui ont tous la particularité d’être noirs… Tun nous confie qu’en fait, s’il y autant de chiens noirs dans ce village, c’est qu’il y a une raison… Et cette raison, c’est que les Ann mangent la viande de chien mais exclusivement celle des chiens noirs ! Voilà voilà ! Ceci explique donc le nombre important de chiens et de chiots de cette couleur dans le village.

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Tun nous invite à nous déchausser et à monter au premier étage d’une habitation. La terrasse sur laquelle on accède par la petite échelle en bois domine le village, les montagnes et toute la vallée. La vue est superbe. Nous sommes dans la maison du chaman, l’un des hommes les plus importants du village, celui qui veille au respect des traditions Ann. Il nous convie à visiter l’intérieur de l’habitation qui se résume en une grande pièce assez sombre, sans fenêtre. Les maïs sèchent accrochés aux poutres de la charpente. Au fond, les braises fumantes délimite l’espace cuisine de l’habitation. Il y a aussi un énorme tambour. Tun nous informe que nous n’avons absolument pas le droit de le toucher. Le chaman nous confie que le tambour n’est utilisé qu’au moment des fêtes et festivals, lorsque les Ann, peuple animiste, célèbrent les esprits et leur rendent hommage. Il nous raconte également qu’un jour, un photographe étranger, de passage dans le village, ne s’était pas gêné pour frapper le tambour. Pour apaiser les esprits mécontents, le photographe dû s’acquitter d’une forte amende et dû offrir animaux et alcool aux esprits.
De retour sur la terrasse, nous prenons place autour d’une petite table basse faite de feuillages tressés. Le chaman nous offre du thé bien chaud, de la papaye, nous propose un verre d’alcool de riz, car dit-il, en plus de ne plus sentir le froid, ça tient chaud et nous en dit un peu plus sur son village et son ethnie.
Dans ce petit village Ann, les enfants aident leurs parents dans les tâches quotidiennes et ne sont pas scolarisés, les écoles étant trop éloignées. C’est le chaman qui veille à ce que les enfants apprennent et suivent les traditions de leur ethnie. Les femmes et les hommes se partagent les petits et gros travaux du quotidien et alternent, chacun à leur tour, les journées passées dans les champs et celles à s’occuper de la vie du village et des enfants. Traditionnellement, les Ann portent des vêtements qu’ils tissent et teignent dans des bains d’indigo mais ils sont de plus en plus à privilégier les vêtements modernes qui apportent plus de confort et sont beaucoup plus chauds que les vêtements traditionnels.
Au cours de la discussion, une femme se joint à nous, il s’agit de la femme du chaman. Ce ne sont pas les dizaines de bracelets en aluminium qu’elle porte autour de ses deux avant-bras qui attirent mon attention, mais son large sourire laqué de noir. Et je l’avoue, c’est assez impressionnant ! Bien loin des standards de beauté occidentaux, les Ann, et plus particulièrement les femmes Ann, se colorent les dents en noir par coquetterie. Ils le font aussi dans le but se différencier des animaux. Dans leurs croyances, les dents noires seraient synonymes de force et seuls les animaux devraient avoir les dents blanches. Les Ann obtiennent cette couleur en mâchouillant un mélange de feuilles de bétel, de chaux, de noix d’arec et de cendres de charbon à longueur de journée.
Ils sont beaux tous les deux, là, devant nous. Un large sourire rempli leurs visages, ils ont l’air heureux. Cette bonne humeur est générale, les enfants, le chaman et sa femme, Tun et nous, tout le monde à le sourire. Nous profitons de ce moment de partage et de cette rencontre un peu hors du temps.

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Nos tasses de thé se vident et nos discussions se terminent. Nous laissons à la femme du chaman les médicaments, pansements et chaussettes achetés le matin au marché de Kengtung. Elle les distribuera plus tard aux villageois. En plus d’un petit bonnet Ann, tout en indigo, brodé avec des petites perles colorées, je repars avec le sourire aux lèvres. J’ai aimé nos discussions avec le chaman et sa femme, en apprendre davantage sur cette minorité ethnique des Black Teeth, sur leurs croyances et leurs habitudes et partager ces quelques heures avec eux.
Avant d’emprunter le chemin du retour, Tun nous invite à prendre de la hauteur et nous le suivons. Vues d’en haut, les maisons du petit village paraissent fragiles. Toutes sont en bois, toutes sont sur pilotis. Certaines ont des toits de plaques de tôle ondulée, rouillées par les pluies alors que d’autres doivent se contenter de toits en feuillages bien tassés. Il doit y avoir un peu moins d’une trentaine d’habitations dans ce petit village Ann. On aperçoit tout de même une nouvelle maison en construction qui se différencie des autres puisqu’elle est construite en dur. La toute première de ce petit village…

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C’est inévitable, avec l’ouverture du pays et le tourisme grandissant au Myanmar, le petit village ainsi que la vie des Ann vont être amenés à évoluer dans les années à venir. Kengtung est encore difficile d’accès et le seul moyen, depuis le Myanmar, pour y arriver et en repartir, est de prendre l’avion ce qui limite fortement la venue des touristes dans la région. Mais le jour où la route sera à nouveau accessible pour les touristes, les Ann, tout comme les autres minorités ethniques des environs, n’auront certainement pas le choix face au changement et devront faire face à l’afflux de voyageurs. En espérant que les futurs voyageurs qui viendront ici, dans ces villages où les traditions sont encore intactes, le fassent avec tout le respect possible…

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19 Réponses à “Dans le Triangle d’Or, un après-midi chez les Ann

  • Tes photos sont magnifiques merci pour ce partage, pendant un bref instant j’ai pu voyager avec toi… Enfin, un peu! 😉

  • ton article est fabuleux !! j’aime beaucoup ta façon d’écrire, on se sent vraiment projeter dans une histoire ! Et tes photos sont superbes 🙂

    • Merci beaucoup Cynthia ! J’essaie de raconter mes petites histoires de voyageuse sur mon blog, contente de voir que ceux qui les lisent voyagent aussi avec moi 🙂

  • Les photos sont incroyables… J’ai été dépaysé depuis mon bureau (oui oui je suis au boulot :p )

    • Merci beaucoup Sophie ! Contente de voir que mon article et mes photos t’ont fait voyager depuis ton bureau 😉

  • Quelle chance de les avoir rencontrés maintenant!!!!

    • Oui, avec l’avec l’afflux des touristes, le changement va très vite arriver… Et puis à l’avenir, les jeunes générations ne voudront peut-être plus suivre les traditions de leurs ancêtres…

  • Très bel article ça change de ce que l’on voit sur la plupart des blogs!
    Bise à toi!
    Cécile.

    • Merci beaucoup Cécile ! Dur dur de se démarquer des autres blogs de voyages et je suis très heureuse de voir que ça marche 🙂

  • Un incroyable voyage!! En images pour nous (et quelles images!) 😉 Merci pour ce beau partage

    • Avec plaisir 🙂 Un magnifique voyage rempli de très belles rencontres… Merci à toi pour ce petit message !

  • Merci pour ce recit de voyage passionnant et pour les photos!

  • Salut ! Photos superbes & article passionnant ! Je pars en Asie du Sud Est dans 1 mois et demi, et j’envisage le Myanmar bien entendu. L’Etat Shan fait parti de mon programme, peux tu m’en dire plus sur la façon dont tu as trouvé ton guide. Le but de mon roadtrip est les peuples ethniques reculés de la civilisation.
    Si tu as le temps, je veux bien que tu me répondes par email : travel.emilie.france@gmail.com

    Je te remercie,
    Emilie

  • Je constate qu’un bonnet suisse Raiffesen est arrivé jusque dans ce village Ann, c’est incroyable. Mais ce n’est pas moi qui l’ai amené il y a 10 ans.
    Je suis quasiment sûr que j’ai également une photo de la femme Ann (92) dans mes archives.
    Super article ! Quand tu dis qu’il faisait froid, c’était genre combien de degrés ?

    • Merci Pascal !
      Et oui, le chaman ne porte déjà plus les habits traditionnels au profit de vêtements modernes… A part ce bonnet suisse, est-ce que tu vois du changement entre mes photos de janvier et les tiennes d’il y a 10 ans ? Tu t’étais rendu chez les Lahu-Shi ?
      Niveau météo, le thermomètre descendait à la limite du zéro la nuit puisque les flaques étaient encore gelées au petit matin. Dans la mâtinée, il faisait 8-9 degrés et ça se réchauffait en journée jusqu’à 15 degrés… Perso je n’aurai jamais cru devoir acheter un bonnet en Birmanie, bah pourtant c’est ce qu’on a dû faire tellement on avait froid !

      • Non, pas beaucoup de changement à part que les enfants sont beaucoup plus habillé ! ça peut se comprendre avec cette vague de froid. J’ai vraiment du mal à imaginer la Birmanie avec 0°… Le vêtement noir des Ann est toujours pareil. Les Lahu-Shi, ça ne me parle pas…

  • Bonjour ! Je découvre ton blog alors que je suis en recherche d’info sur la Birmanie, ce pays qui m’est totalement inconnu mais dans lequel je me prépare à aller. Ton récit est incroyable, tu écris de façon tellement belle et en même temps très « naturelle », c’est tellement agréable à lire ! Sans parler de tes photos… Celles des enfants sont réellement « puissantes »…
    Bref, je découvre tout ce que ce pays peut réserver et j’avoue ne pas comprendre comment j’ai pu passer à côté de tout ça si longtemps !

    • Merci beaucoup Marie pour ces quelques mots 🙂 La Birmanie est un pays que j’aime énormément. J’y ai vécu presque 2 ans (et depuis j’y retourne tous les ans) et je dois dire que j’écris mes articles sur mes voyages birmans avec toujours autant de plaisir. Et ces rencontres avec les ethnies des montagnes de l’Etat Shan, comme suspendues dans le temps, resteront gravées dans ma mémoire…

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